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Marketing digital

Marketing par courriel : de la newsletter basique aux séquences qui convertissent

Le courriel reste le canal marketing le plus rentable, à condition de dépasser la simple newsletter mensuelle. Collecte, segmentation, automatisation et mesure des résultats, étape par étape.

Parmi tous les canaux de marketing digital disponibles, le courriel est celui dont on annonce la mort le plus régulièrement et celui qui continue de générer le meilleur retour sur investissement. Les chiffres ne laissent pas beaucoup de place au doute : selon la Data & Marketing Association, chaque dollar investi en email marketing génère en moyenne 36 dollars de revenu. Aucun autre canal, ni les réseaux sociaux, ni la publicité en ligne, ni le référencement naturel, n'affiche un ratio comparable.

Pourtant, beaucoup d'entreprises se contentent d'envoyer une newsletter mensuelle à toute leur liste, sans segmentation, sans automatisation, sans mesure des résultats. Le courriel est utilisé, mais rarement exploité. Et la différence entre les deux est considérable.

Ce guide couvre le parcours complet : construire une base de contacts propre, rédiger des courriels qui sont réellement ouverts et lus, automatiser les séquences qui comptent et mesurer ce qui fonctionne. Pas de recettes magiques, mais des mécaniques concrètes qui s'appliquent que vous soyez une TPE avec 200 contacts ou une PME avec 15 000 abonnés.

Construire une base de contacts qui vaut quelque chose

La qualité avant le volume

Une liste de 500 contacts qui ont choisi de recevoir vos courriels vaut infiniment plus qu'une liste de 5 000 adresses achetées ou récupérées sans consentement. La raison est mathématique : une liste non qualifiée génère des taux d'ouverture misérables (souvent sous les 5 %), des plaintes pour spam élevées, et finit par dégrader votre réputation d'expéditeur. Quand votre réputation est dégradée, même vos contacts légitimes ne reçoivent plus vos courriels parce que les serveurs de messagerie les envoient directement en spam.

L'achat de listes est d'ailleurs illégal dans la plupart des cas. En Europe, le RGPD impose le consentement explicite du destinataire avant tout envoi commercial. Au Canada, la Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) va dans le même sens et prévoit des sanctions qui peuvent atteindre 10 millions de dollars par infraction. Ce ne sont pas des règles théoriques : des amendes ont été prononcées, et les plaignants sont de plus en plus nombreux.

Les mécaniques de collecte qui fonctionnent

La collecte de contacts repose sur un échange de valeur. Vous demandez une adresse courriel, vous offrez quelque chose en retour. La nature de ce "quelque chose" dépend de votre activité, mais le principe reste le même : donner une raison concrète de s'inscrire.

Pour un site e-commerce, l'approche la plus directe est la remise sur la première commande. "Inscrivez-vous et recevez 10 % de réduction sur votre première commande" fonctionne parce que la valeur perçue est immédiate et tangible. Le client gagne quelque chose maintenant, vous gagnez un contact qualifié et probablement une première vente.

Pour un site de services (une agence web, un cabinet de conseil, un prestataire), la mécanique passe plutôt par le contenu. Un guide pratique, une checklist, un outil de diagnostic, un modèle téléchargeable. Le contenu doit être suffisamment utile pour justifier le partage d'une adresse courriel, mais pas au point de rendre vos services payants inutiles. C'est un équilibre à trouver.

Le formulaire d'inscription lui-même mérite attention. Moins il contient de champs, plus le taux de conversion est élevé. Adresse courriel et prénom suffisent dans la majorité des cas. Chaque champ supplémentaire (nom de famille, entreprise, téléphone, code postal) réduit le nombre d'inscriptions. Si vous avez besoin de ces informations, collectez-les plus tard, une fois la relation établie.

L'emplacement du formulaire compte aussi. Un formulaire enterré en pied de page ne collecte presque rien. Les emplacements les plus performants sont les pop-ups déclenchés à l'intention de sortie (quand le curseur se dirige vers la barre d'adresse), les barres fixes en haut de page et les formulaires intégrés dans le contenu, après un paragraphe qui démontre votre expertise. Le contexte d'affichage influence la qualité du contact : quelqu'un qui s'inscrit après avoir lu un article entier est un contact bien plus engagé que quelqu'un qui coche une case par réflexe.

Rédiger des courriels qui ne finissent pas à la corbeille

L'objet : 40 caractères pour tout décider

Le taux d'ouverture de vos courriels dépend presque entièrement de l'objet. Pas du contenu, pas du design, pas de l'heure d'envoi. L'objet. C'est la seule information que le destinataire voit avant de décider s'il ouvre ou s'il ignore.

Un bon objet de courriel est court (40 caractères maximum pour être lisible en entier sur mobile), spécifique et honnête. "Votre commande est prête" fonctionne. "Découvrez nos offres incroyables !!!" finit en spam. La différence tient à trois choses : la pertinence pour le destinataire, l'absence de mots déclencheurs de filtres anti-spam et la promesse tenue dans le contenu du courriel.

La personnalisation de l'objet (insérer le prénom du destinataire, référencer un produit consulté, mentionner une action récente) améliore les taux d'ouverture de 10 à 20 % en moyenne. Mais la personnalisation ne compense pas un objet sans intérêt. "Julien, découvrez nos nouveautés" reste générique, même avec le prénom. "Julien, le produit que vous avez consulté est en promotion" est spécifique et actionnable.

Le contenu : un message, un objectif

Chaque courriel doit avoir un seul objectif principal. Pas deux, pas trois. Un. L'erreur classique est de vouloir tout dire dans un seul envoi : la nouvelle collection, la promotion en cours, le dernier article de blogue, l'événement à venir et le sondage de satisfaction. Le résultat est un courriel long que personne ne lit jusqu'au bout et où aucun lien n'obtient suffisamment de clics pour justifier l'envoi.

Si votre objectif est de vendre un produit, le contenu entier doit guider vers l'achat de ce produit. Si votre objectif est de générer du trafic vers un article, le contenu doit donner envie de lire cet article. Si votre objectif est de recueillir des avis, le contenu doit faciliter le dépôt d'avis. Un courriel, un bouton d'action, une destination.

Le ton doit correspondre à votre marque et à votre audience. Chez MTOM Création, nous recommandons un ton direct et conversationnel, comme si vous écriviez à un client que vous connaissez bien. Les formules corporate ("Nous avons le plaisir de vous informer que...") créent de la distance. Les formules trop familières ("Salut ! Ça te dit un bon plan ?") peuvent manquer de crédibilité selon le secteur. Le juste milieu dépend de votre identité.

Le design : sobre, lisible, adapté au mobile

Plus de 60 % des courriels sont ouverts sur un appareil mobile. Ce chiffre impose une contrainte de design non négociable : tout doit être lisible sur un écran de téléphone sans zoomer, sans scroller horizontalement, sans effort.

En pratique, cela signifie une mise en page sur une seule colonne, des boutons d'action suffisamment grands pour être tapés au doigt (minimum 44 pixels de hauteur), des images légères qui se chargent rapidement sur une connexion mobile, et un texte en taille lisible (16 pixels minimum pour le corps).

Les courriels les plus performants sont souvent les plus simples visuellement. Un logo en haut, un titre, quelques paragraphes de texte, un bouton d'action coloré, et une signature. Les mises en page complexes avec plusieurs colonnes, des animations et des mosaïques d'images génèrent parfois de l'admiration mais rarement des clics supplémentaires. Et elles se cassent fréquemment dans les clients de messagerie qui n'interprètent pas tous le HTML de la même manière.

Les séquences automatisées qui changent la donne

L'automatisation est le point où le marketing par courriel passe d'un outil de communication à un véritable levier de conversion. Au lieu d'envoyer le même message à tout le monde au même moment, vous déclenchez des séquences de courriels en fonction du comportement de chaque contact.

La séquence de bienvenue

C'est la séquence la plus importante et celle que nous mettons en place en priorité pour nos clients. Un nouveau contact s'inscrit, et au lieu de ne rien recevoir jusqu'à la prochaine newsletter (parfois trois semaines plus tard), il reçoit une série de courriels espacés de quelques jours qui l'accueillent, lui présentent votre univers et l'amènent progressivement vers une première action.

Le premier courriel, envoyé immédiatement après l'inscription, confirme l'abonnement et livre la promesse faite au moment de la collecte (le code de réduction, le guide, la checklist). Le taux d'ouverture de ce premier courriel est généralement le plus élevé de toute votre relation avec ce contact, souvent au-dessus de 50 %. C'est le moment où l'attention est maximale.

Le deuxième courriel, envoyé deux ou trois jours plus tard, présente votre entreprise, vos valeurs, ce qui vous distingue. Pas un argumentaire commercial, mais une présentation authentique de qui vous êtes et pourquoi vous faites ce que vous faites.

Le troisième courriel peut orienter vers votre contenu le plus utile (vos meilleurs articles, vos guides, vos ressources) ou vers une offre spécifique si le contexte s'y prête. L'objectif est de créer un premier engagement actif : un clic, une visite, une consultation de produit.

La séquence d'abandon de panier

Pour les sites e-commerce, l'abandon de panier représente en moyenne 70 % des paniers créés. Sept visiteurs sur dix ajoutent un produit au panier et quittent le site sans acheter. Une séquence de relance bien construite récupère entre 5 et 15 % de ces ventes perdues, ce qui représente un chiffre d'affaires significatif sans dépenser un centime en acquisition.

Le premier courriel de relance, envoyé une heure après l'abandon, rappelle simplement les produits laissés dans le panier. Pas de pression, pas de promotion. Juste un rappel factuel avec un lien direct vers le panier. Beaucoup d'abandons sont des oublis ou des interruptions, et ce simple rappel suffit à déclencher l'achat.

Le deuxième courriel, envoyé 24 heures plus tard si le premier n'a pas converti, peut ajouter un élément de réassurance : avis clients sur le produit, politique de retour, disponibilité du service client. L'objectif est de lever les freins éventuels.

Le troisième courriel, envoyé 48 à 72 heures après l'abandon, est celui où vous pouvez proposer une incitation (frais de port offerts, petite remise). Attention à ne pas systématiser cette remise : si vos clients apprennent qu'il suffit d'abandonner un panier pour obtenir une promotion, vous créez un comportement contre-productif.

La séquence de réengagement

Les contacts inactifs (ceux qui n'ont pas ouvert un seul courriel depuis trois à six mois) pèsent sur votre réputation d'expéditeur et faussent vos métriques. Plutôt que de continuer à leur envoyer des courriels qu'ils ignorent, une séquence de réengagement tente de les réactiver.

Le principe est simple : envoyez un ou deux courriels qui reconnaissent explicitement l'inactivité ("Cela fait un moment que nous ne nous sommes pas donné de nouvelles"), rappelez la valeur que vous apportez, et proposez une raison de revenir (contenu exclusif, offre, nouveauté). Si le contact ne réagit pas après cette séquence, retirez-le de votre liste active. Ce nettoyage régulier améliore vos taux d'ouverture, votre délivrabilité et la pertinence de vos données.

Choisir le bon outil selon votre situation

Le choix de la plateforme d'envoi dépend de la taille de votre base, de votre budget et de la complexité des automatisations dont vous avez besoin.

Pour démarrer avec une petite base

Brevo (anciennement Sendinblue) est une plateforme française qui propose un plan gratuit jusqu'à 300 envois par jour, avec des fonctionnalités d'automatisation incluses dès la version gratuite. L'interface est disponible en français, le support aussi, et la conformité RGPD est intégrée nativement. Pour une TPE ou une PME qui démarre, c'est souvent le choix le plus raisonnable.

MailerLite offre un plan gratuit jusqu'à 1 000 abonnés avec un éditeur de courriels intuitif et des automatisations de base. L'interface est en anglais mais très accessible. Le rapport qualité-prix des plans payants est parmi les meilleurs du marché.

Au Canada, Cyberimpact mérite une mention particulière. C'est une plateforme québécoise, conforme nativement à la LCAP, avec un support en français et une tarification adaptée aux PME canadiennes. Si votre marché est principalement canadien, c'est une option pertinente qui simplifie la conformité légale.

Pour monter en puissance

ActiveCampaign est la plateforme vers laquelle nous orientons les clients qui ont dépassé le stade de la newsletter et qui veulent construire des séquences automatisées avancées. Le constructeur d'automatisations est visuellement clair et puissant, le CRM intégré permet de suivre chaque contact individuellement, et les intégrations avec WooCommerce et Shopify sont solides.

Klaviyo est devenu la référence pour le e-commerce. L'intégration avec Shopify est native et profonde (historique d'achats, comportement de navigation, valeur client), et les modèles d'automatisation pré-construits (abandon de panier, post-achat, réengagement) permettent de lancer des séquences performantes rapidement. La tarification est basée sur le nombre de contacts, ce qui peut devenir coûteux au-delà de 10 000 abonnés.

Ce qui compte quel que soit l'outil

La plateforme n'est qu'un véhicule. Ce qui détermine les résultats, c'est la qualité de votre contenu, la pertinence de votre segmentation et la cohérence de vos séquences. Un courriel bien rédigé envoyé depuis Brevo convertira mieux qu'un courriel médiocre envoyé depuis Klaviyo. Ne tombez pas dans le piège de l'outil miracle : commencez simple, mesurez, et montez en complexité quand les données justifient l'investissement.

Mesurer ce qui compte (et ignorer le reste)

Les métriques qui orientent vos décisions

Le taux d'ouverture est la métrique la plus regardée et la moins fiable. Depuis qu'Apple a introduit la Mail Privacy Protection dans iOS 15, les ouvertures sont artificiellement gonflées sur les appareils Apple (le système pré-charge les images de suivi, ce qui enregistre une "ouverture" même si le destinataire n'a jamais lu le courriel). Le taux d'ouverture reste un indicateur utile pour comparer vos propres campagnes entre elles, mais sa valeur absolue est de moins en moins significative.

Le taux de clic est un indicateur plus fiable de l'engagement réel. Si quelqu'un clique sur un lien dans votre courriel, c'est qu'il l'a lu et que le contenu l'a suffisamment intéressé pour passer à l'action. Suivez le taux de clic par campagne, par segment et par type de contenu pour identifier ce qui résonne avec votre audience.

Le taux de conversion (le pourcentage de destinataires qui réalisent l'action finale : achat, inscription, téléchargement) est la métrique qui compte vraiment. Un courriel peut avoir un taux d'ouverture exceptionnel et un taux de clic élevé, mais s'il ne génère aucune conversion, il n'a pas rempli son objectif. Le suivi des conversions nécessite un paramétrage correct de votre outil d'analytics (Google Analytics 4, par exemple) avec des paramètres UTM sur chaque lien de vos courriels.

Le taux de désabonnement, enfin, est un signal de santé de votre liste. Un taux supérieur à 0,5 % par envoi indique un problème : fréquence trop élevée, contenu non pertinent, attentes non alignées avec la promesse d'inscription. Un taux bas (sous 0,2 %) confirme que votre audience trouve de la valeur dans vos envois.

Le test A/B : tester avant de deviner

L'instinct est un mauvais conseiller en marketing par courriel. L'objet qui vous semble le plus percutant n'est pas nécessairement celui qui génère le plus d'ouvertures. Le bouton rouge ne convertit pas toujours mieux que le bouton bleu. La seule manière de savoir ce qui fonctionne pour votre audience spécifique, c'est de tester.

Le test A/B consiste à envoyer deux variantes d'un même courriel à deux échantillons de votre liste, puis à envoyer la variante gagnante au reste. La plupart des plateformes (Brevo, ActiveCampaign, Klaviyo, MailerLite) intègrent cette fonctionnalité nativement.

Testez un seul élément à la fois pour isoler l'impact de chaque variable. Commencez par l'objet (c'est la variable qui a le plus d'influence sur les résultats), puis testez le contenu, l'emplacement du bouton d'action, l'heure d'envoi. Chaque test produit un enseignement concret qui améliore la campagne suivante. Au fil des mois, ces micro-optimisations s'accumulent et la performance globale progresse de manière mesurable.

La délivrabilité : le sujet que personne ne veut gérer

Vous pouvez rédiger le courriel parfait, l'envoyer au moment idéal, au segment le plus pertinent. Si votre courriel atterrit dans le dossier spam, rien de tout cela ne compte. La délivrabilité, c'est-à-dire la capacité de vos courriels à atteindre la boîte de réception de vos destinataires, est un sujet technique que beaucoup d'entreprises découvrent quand il est déjà trop tard.

L'authentification technique

Trois protocoles d'authentification doivent être configurés sur votre domaine d'envoi : SPF (Sender Policy Framework), DKIM (DomainKeys Identified Mail) et DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance). Sans ces trois protocoles, les serveurs de messagerie considèrent vos courriels comme potentiellement frauduleux et les filtrent en conséquence.

Depuis février 2024, Google et Yahoo exigent explicitement que les expéditeurs qui envoient plus de 5 000 courriels par jour aient configuré SPF, DKIM et DMARC. Mais même en dessous de ce seuil, l'absence d'authentification dégrade significativement votre taux de placement en boîte de réception.

La configuration se fait dans les enregistrements DNS de votre domaine. Votre plateforme d'envoi fournit les valeurs à ajouter. Si vous ne savez pas ce qu'est un enregistrement DNS, c'est le type d'intervention sur lequel une agence web peut vous accompagner en quelques minutes pour éviter des semaines de problèmes de délivrabilité.

L'hygiène de liste

Envoyer des courriels à des adresses invalides, inactives ou inexistantes augmente votre taux de rebond (bounce rate). Un taux de rebond élevé est le signal le plus rapide pour dégrader votre réputation d'expéditeur auprès des fournisseurs de messagerie.

Nettoyez votre liste régulièrement. Supprimez les adresses qui génèrent des rebonds permanents (hard bounces) immédiatement. Retirez les contacts qui n'ont ouvert aucun courriel depuis six mois (après avoir tenté une séquence de réengagement). Validez les nouvelles adresses au moment de la collecte avec un courriel de confirmation (double opt-in).

Ce travail de maintenance n'est pas spectaculaire, mais c'est lui qui garantit que vos courriels arrivent là où ils doivent arriver.

Le courriel n'est pas mort, il est sous-exploité

Le marketing par courriel souffre d'un paradoxe : tout le monde sait que ça fonctionne, mais peu d'entreprises y consacrent le même soin qu'à leur site internet, leur référencement ou leurs campagnes publicitaires. Le courriel est souvent le dernier canal à être optimisé, alors qu'il est souvent le premier en termes de retour sur investissement.

La différence entre une entreprise qui "fait de l'emailing" et une entreprise qui exploite réellement le canal tient à quelques fondamentaux : une base de contacts propre et consentante, des séquences automatisées qui travaillent en continu, un contenu qui apporte de la valeur à chaque envoi et une mesure rigoureuse des résultats.

Aucun de ces éléments n'exige un budget conséquent ni une équipe dédiée. Une TPE peut mettre en place une séquence de bienvenue et une relance d'abandon de panier en une journée avec les outils gratuits disponibles. L'essentiel est de commencer, de mesurer, et d'améliorer progressivement. Le courriel récompense la constance et la pertinence bien plus que le volume et la fréquence.

Publié le 29 avril 2025 · Par L'équipe MtoM

Questions fréquentes

Il n'existe pas de fréquence universelle. Pour une newsletter, une fois par semaine à une fois par mois est la fourchette la plus courante. L'indicateur à surveiller est le taux de désabonnement : s'il augmente après un changement de fréquence, vous envoyez trop. Mieux vaut un courriel mensuel attendu et lu qu'un courriel hebdomadaire ignoré et supprimé.

Le double opt-in (confirmation par courriel après inscription) réduit le nombre d'inscrits de 20 à 30 %, mais améliore significativement la qualité de la liste. Au Canada, la LCAP le rend pratiquement obligatoire pour le consentement exprès. En Europe, le RGPD ne l'impose pas formellement mais il facilite la preuve du consentement. Pour la plupart des entreprises, le double opt-in est le choix le plus sûr.

Configurez les protocoles d'authentification (SPF, DKIM, DMARC) sur votre domaine, maintenez votre liste propre en supprimant les adresses invalides, évitez les mots déclencheurs de filtres dans vos objets, et envoyez uniquement à des contacts qui ont consenti à recevoir vos messages. La régularité des envois compte aussi : un domaine qui envoie sporadiquement puis massivement déclenche les filtres anti-spam.

Les plateformes comme Brevo et MailerLite proposent des plans gratuits suffisants pour démarrer (jusqu'à 300 envois/jour ou 1 000 contacts). Les plans payants débutent entre 10 et 30 euros par mois selon le volume. Le coût principal n'est pas l'outil mais le temps de production du contenu. Pour une PME, un budget de 50 à 200 euros par mois (outil + temps de rédaction) couvre largement une stratégie de courriel efficace.

Oui, mais les mécaniques diffèrent. En B2C, les séquences transactionnelles (bienvenue, abandon de panier, post-achat) génèrent l'essentiel du retour. En B2B, les séquences de nurturing (contenu éducatif, études de cas, démonstrations) sont plus efficaces car le cycle de décision est plus long. Dans les deux cas, la segmentation et la personnalisation sont les facteurs clés de performance.

L'IA générative est déjà utilisée pour produire des variantes d'objets, suggérer du contenu et optimiser les heures d'envoi. Les plateformes comme Klaviyo et ActiveCampaign intègrent des fonctionnalités IA dans leurs outils. Mais le courriel marketing repose sur la relation et l'authenticité, deux qualités qui nécessitent encore une supervision humaine. L'IA est un accélérateur de production, pas un substitut à la stratégie ni à la connaissance de votre audience.

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